Les soins ne doivent plus attendre. Extendicare : venez négocier


  

Extendicare est l’un des plus grands prestataires privés de soins de longue durée au Canada. L’année dernière, l’entreprise a enregistré 96,6 millions de dollars de bénéfices pour ses actionnaires, entièrement financés par les aîné(e)s et leurs familles. Ces bénéfices élevés sont réalisés sur le dos du personnel soignant qui assure le bon fonctionnement de ces établissements. La pénurie chronique de personnel, les nombreux problèmes de santé liés au stress et les salaires insuffisants poussent les travailleuses et travailleurs à bout. Cette entreprise privée a pourtant les moyens d’offrir des salaires justes et de bons avantages sociaux, et peut remédier aux problèmes causés par ses pratiques de gestion. Elle s’est plutôt retirée de la table de négociation sans véritablement s’engager dans le processus, dans l’intention d’envoyer le dossier à l’arbitrage de différends dans l’espoir qu’un(e) arbitre impose des concessions aux travailleuses et travailleurs des soins de longue durée.

Qu’il s’agisse des infirmières et infirmiers, des infirmières et infirmiers auxiliaires, des préposé(e)s aux bénéficiaires et aux services de soutien de la personne, des préposé(e)s en alimentation ou en animation qui fournissent des soins directs aux résident(e)s, des technicien(ne)s des services d’environnement, des préposé(e)s à l’entretien, du personnel en cuisine, des préposé(e)s au nettoyage ou à la blanchisserie qui assurent le bon fonctionnement des établissements, chaque travailleuse et chaque travailleur compte. Lorsqu’un département souffre de pénurie de personnel, tous les autres en paient le prix.

Les lois sont claires : chaque résident(e) a le droit de recevoir des soins rapides et complets. Que ce soit pour l’aider à sortir du lit, aller aux toilettes, manger ou se laver, chaque personne doit être prise en charge 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Mais si les soins sont en retard, ce sont les travailleuses et travailleurs qu’on punit. Lorsque la direction affecte un quart de travail en sous-effectif, ce sont les travailleuses et travailleurs qui en subissent les conséquences.

Les soins aux résident(e)s ne doivent plus attendre. Le soutien que méritent les travailleuses et travailleurs non plus.